dimanche 16 décembre 2012

L'aigle royal ( Aquila chrysaetos ).

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 Photo : Vincent Decorde ©
Co-auteur de
de l'ouvrage "L'Aigle Royal", mentionné ci-dessous. 

Informations générales

Espèce protégée en France depuis 1964 (Arrêté du 17 avril 1981, modifié le 25 juillet 1999), et
inscrite à
  • l’Annexe I de la Directive Oiseaux (CEE 79/409), 
  • l’Annexe II de la Convention de Berne, 
  • l’Annexe II de la Convention de Bonn, 
  • l’Annexe II de la convention de Washington et 
  • l’annexe A du règlement CEE/CITES.

Nom officiel

  • Aquila chrysaetos (Linnaeus, 1758).

Synonymes

  • Falco chrysaetos Linnaeus, 1758.
  • Aquila fulva Linnaeus, 1758. 
Aigle Royal
Photo ©Karine Andreï 
sur le site "http://www.st-guilhem-le-desert.fr"
Cette photo ressemble bigrement à une autre publiée à la page 98
de l'ouvrage "L'Aigle Royal", mentionné ci-dessous.

Noms vernaculaires

  • Aigle royal (français)
  • Golden Eagle (English)

Synonymes en français 

  • Grand Aigle, Aigle commun, Aigle fauve, Aigle doré. 

Autres appellations vernaculaires

Albanian
shqipja e malit (shkypja
Albanian
shqiponja e malit
Albanian
shqypja)
Bulgarian
Скален орел
Danish
kongeørn
Dutch
steenarend
English
golden eagle
German
Steinadler
Hebrew
עיט זהב
Hebrew
עיט סלעים )עיט זהוב
Italian
aquila reale
Lithuanian
kilnusis erelis
Modern Greek (1453-)
Χρυσαετός
Norwegian
Kongeørn
Norwegian Bokmål
kongeørn
Norwegian Nynorsk
kongeørn
Polish
orzeł przedni
Romanian
acvila de munte
Russian
беркут
Scottish Gaelic
iolar fíréan
Slovenian
planinski orel
Spanish
águila real
Swedish
kungsörn
Turkish
kaya kartali
Turkish
kaya kartalı
Ukrainian
Беркут
Welsh
eryr euraid

Description sommaire

 C'est le plus grand rapace chasseur d'Europe.
  • Longueur 75-88 cm, 
  • Envergure 1,90 à 2,10 m pour le mâle; 2,15 à 2,30 m pour la femelle.
  • Poids moyen 2,8 à 4,6 kg pour le mâle; 3,8 à 6,7 kg pour la femelle.
  • Longévité : 25 ans



Espèce fragile

Chaque année ou presque, des aigles sont retrouvés morts, tirés par balle ou piégés (1985 à Valleraugue, 1986 près de Blandas, 1987 vers Trèves, 1989 à St­ Hippolyte­ du ­Fort, 1991 vers Valleraugue, 2008 près de Millau…) ou électrocutés par les poteaux électriques de moyenne tension. Malgré tout, le nombre de couples nicheurs de la zone du sud du Massif central est passé de 11 en 1980 à plus de 35 en 2010. La progression est lente mais réelle. La population peut encore grandir :nombre d’anciens sites de nidification sont encore vacants. Encore faut ­il que les facteurs qui nuisent à la progression de l’espèce soient maîtrisés. Le braconnage et l'électrocution ne sont pas, en effet,les seuls facteurs négatifs. Avec l’évolution des mentalités  le braconnage tend à se réduire, et aujourd’hui, les causes de disparition sont plutôt dues aux aménagements menaçant ses habitats et au dérangement des couples. Pour conforter les populations d’Aigle royal, il faut donc agir dans plusieurs domaines.
Après avoir échappé aux pesticides il est auhourd'hui particulièrement exposé au risque de collision et d’électrocution avec le réseau électrique mais également avec les autres réseaux de câbles aériens (remontées mécaniques) et les éoliennes.

Ce rapace vit dans les grands espaces ouverts, parfois les zones humides mais le plus souvent les zones montagneuses, loin des activités humaines. L’absence de spécialisation alimentaire (et de forte compétition interspécifique) et sa capacité à chasser sur de grandes distances lui permettent de survivre même avec une densité et une biomasse de proies relativement faibles.

L’Aigle royal se nourrit principalement de mammifères et d’oiseaux vivants ou morts, parfois aussi de reptiles et même de poissons et d’insectes. Il chasse habituellement d’un vol bas, parcourant méthodiquement le terrain et capturant ses proies par surprise. La plupart sont prises au sol mais un oiseau dérangé, un Lagopède par exemple, peut être poursuivi sur quelque distance. L’éventail de proies est très large : les mammifères vont du petit rongeur jusqu’aux Cervidés, tandis que les oiseaux vont de l’Alouette jusqu’à l’Oie ou la Grue. Ses préférences vont toutefois vers les animaux pesant entre 0,5 et 2 kg. Les proies les plus grosses ne sont consommées qu’à l’état de cadavre ou si elles sont affaiblies, et sont notamment attaquées par des individus spécialisés ou inexpérimentés. Il arrive que le couple chasse de concert, le premier oiseau pouvant ainsi disperser les groupes familiaux d’Ongulés et le second, suivant à une centaine de mètres, se concentrant alors sur un jeune isolé.

La taille des territoires de chasse est variable. En général, la superficie moyenne est comprise entre 50 et 150 km². Dans la réserve naturelle du Mont Vallier en Ariège, elle est comprise entre 35 et 75 km², pouvant atteindre 200 à 400 km² dans le sud du Massif central. D’une manière générale, ces territoires de chasse sont situés au dessus des sites de nidification, ce qui permet ainsi aux aigles de ramener des proies lourdes et volumineuses par un trajet descendant en vol plané et non en battant des ailes pour remonter vers l’aire.

Les jeunes aigles se dispersent parfois sur de grandes distances, mais les adultes restent sur leur territoire. Même en hiver, ils gardent le contact avec leur site de nid, à moins que la famine ou les conditions météorologiques ne les forcent à s’éloigner. Les oiseaux solitaires, jeunes ou adultes, sont généralement erratiques mais certains s’établissent sur un territoire, parfois même inclus dans celui d’un couple nicheur. L’Aigle royal est monogame et les couples sont fidèles. Ils sont territoriaux et les aires des différents couples sont largement séparées (au moins 4 km et en général 10 à 20 km). Les parades aériennes sont peu fréquentes ; elles comprennent des plongées vertigineuses depuis de grandes hauteurs, suivies de remontées en chandelle.

La ponte de 1 à 3 œufs est déposée à partir de février-mars. L’aire est construite sur une paroi rocheuse ou un arbre. C’est un énorme assemblage de branchettes, couvert d’herbes, de laine et de feuillage. Les plus gros atteignent plusieurs mètres d’épaisseur. L’incubation dure 43-45 jours et les jeunes s’envolent à l’âge de 65-80 jours. En général, seul le 1er aiglon éclos survit, car il cause la mort des autres jeunes, plus petits. Il est chassé par ses parents entre septembre et novembre.

Régime alimentaire

L’Aigle royal se nourrit en fonction des ressources présentes sur son territoire. De ce fait, son régime est qualifié d’éclectique, allant des petits passereaux aux rongeurs, en passant par des mammifères, tels que les renards ou chevreuils. Mais sa prédation s’exerce en priorité sur l’espèce la plus représentée, montrant une nette préférence pour des animaux pesant entre 0,5 kg et 5 kg. Dans les régions riches en lièvres, lapins ou marmottes, ceux-ci constituent la majorité des prises. La recherche de nourriture ne se fait pas avant le lever du soleil et est entrecoupée de longues périodes de repos ou de vol à voile. Il arrive que le mâle et la femelle chassent de concert, l’un derrière l’autre, séparés d’une centaine de mètres. Lorsque les proies vivantes viennent à manquer, l’Aigle royal devient un charognard opportuniste. Il est incapable de transporter une proie plus lourde que lui, c’est à dire dépassant les 4 à 5 kg. C’est pourquoi il dépèce souvent les grosses proies avant de les rapporter à l’aire. L’Aigle royal peut tuer de jeunes ongulés pesant 15 kg au maximum, mais là encore, il les consomme sur place, y revenant à plusieurs reprises. Un gros ongulé (mort dans une avalanche par exemple), peut nourrir plusieurs aigles pendant une période assez longue (notamment en hiver) . Les besoins estimés quotidiens sont modestes, 250 g pour un mâle et 300 g pour la femelle en moyenne. Ceux d’un aiglon s’élèvent en moyenne entre 150 et 200 g durant le séjour au nid. Il lui est possible de jeûner plus d’une semaine, en hiver par exemple, quand la nourriture devient plus rare. L'aigle royal est un prédateur dit de "bas vol" : lors de ses chasses, il plane à flanc de coteaux en rasant le sol, masqué par la végétation ou le relief, en effleurant les crêtes et les arbres ou chasse à l’affût du haut d’un perchoir bien en vue. Il base son attaque sur l'effet de surprise. Les proies sont prises à l’issue d’un bref piqué, soit à terre, soit en vol, et juste avant l’impact, il tend ses serres ouvertes vers l'avant, qui lui servent à saisir et tuer sa proie. L’attaque peut ainsi lui faire arracher un écureuil de sa branche, prendre un Grand tétras à l’envol, ou enlever un cabri de chamois dans un vol descendant. Les gros mammifères sont poursuivis en rase-mottes avant d’être capturés. Avec l’âge, l’Aigle royal acquiert de l’expérience et chasse avec de plus en plus d’efficacité. De gros oiseaux peuvent ainsi être capturés en vol (corbeau, buse, grue). La prédation envers la faune domestique est occasionnelle, mais avec la multiplication des élevages de volailles non protégés en plein air dans certaines zones de moyenne montagne, les prélèvements dus aux aigles peuvent être localement non négligeables. Comme beaucoup de prédateurs, l'Aigle royal rate la plupart de ses chasses et les taux de réussite moyens sont souvent inférieurs à 10%.

Présence dans la région Rhône-Alpes.

En Rhône-Alpes, l’Aigle royal est installé essentiellement dans les départements alpins (Haute-Savoie, Savoie, Isère et Drôme). Sa présence dans le massif du Jura et l’Ardèche est notée régulièrement. La nidification d’un couple dans le département de l’Ain a été prouvée en 1996 (Maire et al. 1997) ; bien qu’exceptionnelle, elle confirme le retour de l’espèce dans des régions abandonnées depuis des décennies. Il est possible que l’on observe le même phénomène en Ardèche dans les années à venir. En revanche, les départements du Rhône et de la Loire semblent peu propices à l’installation de nicheurs, malgré quelques observations d’individus en erratisme (un individu tué le 19 décembre 1963 près de Roanne par exemple).

L’habitat de l’Aigle royal en région Rhône-Alpes est constitué d’espaces ouverts ou semi-ouverts au relief escarpé avec présence de falaises. Dans la partie méridionale de la région quelques couples sont installés à relativement basse altitude, sur des corniches calcaires des massifs préalpins, à l’instar de ce qui est connu dans le sud de la France (Huboux 1986). Dans les Alpes Internes, l’espèce occupe surtout les étages subalpin et alpin, bien que des sites de reproduction soient connus beaucoup plus bas (400 m d’altitude en Isère). Le record d’altitude pour une aire d’aigle ayant donné un aiglon à l’envol est de 2 500 m dans le parc national de la Vanoise (73). Le rapace peut toutefois être observé un peu partout - même en plaine - à l’occasion de ses déplacements au long de l’année, mais plus particulièrement en automne ou en hiver. Dans les montagnes, en hiver, il est plus fréquemment noté à basse altitude et près des villages.

En Ardèche, des observations ont permis de localiser des présences certaines d'aigles royaux. Les résultats de ces observations et la localisation des sujets restent confidentiels afin de ne pas les perturber.

Les aigles royaux ont besoin de tranquillité. 

Les aigles royaux ont besoin de tranquillité pour mener à bien leur reproduction. Les perturbations diverses, liées notamment aux activités humaines, les obligent à fuir des sites séculaires pour s’installer dans des falaises de repli exposées à des conditions climatiques beaucoup plus sévères. Dans d’autres rares cas, comme en Haute-Tarentaise, ils sont capables d’entreprendre une nidification au beau milieu de l’agitation touristique et de la réussir ! Les aires sont principalement construites dans des falaises bien que quelques cas de nidification dans des arbres soient signalés. L’Aigle royal est considéré comme sédentaire dans les Alpes, où les mouvements véritablement migratoires semblent très limités. L’erratisme, encore mal connu en l’absence d’un programme de marquage en France, ne concernerait pas seulement les jeunes. L’étude d’Haller (1996) en Suisse orientale, a mis en évidence les déplacements d’individus en hiver et leur relation avec la disponibilité en nourriture.

En janvier-février, les couples marquent fortement leurs territoires et commencent à recharger une ou plusieurs aires. Dans notre région, l’Aigle royal pond au cours de la deuxième quinzaine de mars (fin février-début mars) ; les aiglons éclosent au début de mai, leur envol a lieu à la fin de juillet (fig. 1). Les rares informations recueillies sur les pontes confirment une moyenne de 2 œufs. Un cas exceptionnel a été observé à Sixt Fer à cheval (74), où un trio (2 femelles pour un mâle) a pondu au moins 4 œufs donnant l’envol à 4 jeunes (Desmet et al. 1994) ! Dans les parcs nationaux des Ecrins (Couloumy 1996) et de la Vanoise, où les populations sont bien suivies, la productivité est proche de 0,5 jeune / couple / an, valeur conforme à celles observées ailleurs dans les Alpes. Dans le parc des Ecrins, la réussite de nichées comportant 2 aiglons à l’envol est relativement fréquente (25 % des cas) ; si l’envol des jeunes se produit en général au cours de la troisième décade de juillet, quelques attardés sont notées jusqu’à la mi-août.

L'Aigle royal et le Parc national des Cévennes


La population d'aigles royaux du Massif central est répartie sur la frange méridionale constituée par les grands causses et les Cévennes au sens large. Ainsi une bonne part de ses effectifs a son domaine vital concerné pour partie ou en totalité par le territoire du Parc national des Cévennes, dans le cœur ou en aire d'adhésion.

Les effectifs d’aigles royaux ont chuté de façon sensible ces dernières décennies. Plusieurs facteurs en sont la cause : la destruction directe (tir, électrocution), la raréfaction de ses proies favorites (lapin et lièvre), la fermeture de ses zones de chasse et, aujourd’hui, le dérangement sur ses sites de reproduction. La population est réduite à une vingtaine de couples et le succès de sa reproduction reste très aléatoire d’année en année.


Répartition des aigles dans les Cévennes.
Source : fiche Aigle royal, créée par le Parc national des Cévennes.

L'Aigle royal constitue une espèce particulièrement importante pour ce territoire du fait de sa grande valeur patrimoniale. Celle-ci est liée a plusieurs facteurs: sa rareté, sa position d'espèce au sommet des chaînes alimentaires, menacée et protégée par divers textes français et internationaux.
L'établissement public du Parc national a donc une responsabilité importante dans la conservation de l'Aigle royal.
C'est la raison pour laquelle il consacre de nombreux efforts au suivi des évolutions de sa population ainsi qu'a la mise en place de mesures de protection pour garantir la tranquillité nécessaire aux couples présents sur son territoire.
Pour assurer la protection de l'aigle, il a conçu et mis en place le principe des périmètres de quiétude. Pour chaque site occupé par un couple, un périmètre est décrit, sur lequel tout dérangement est évité pendant la période de sensibilité de l'espèce du 1er novembre au 31 août. La présence du couple et ces dispositions sont ensuite portées a la connaissance des propriétaires et acteurs concernés, et négociés avec eux.
Tout ce dispositif de protection n'aurait pas été possible sans le repérage et le suivi des couples pendant de longues années. Ces observations sont réalisées par les naturalistes de terrain, membres du "groupe rapaces", associations diverses et bien sûr agents du Parc national des Cévennes.

L'aigle et les chasseurs

Malgré les protections dont il fait l'objet, l'aigle royal continue d’être la cible de chasseurs idiots !
Le 28 septembre 2012, un aigle a été soigné dans une clinique de Perthuis, après avoir eu les ailes brisées par des tirs. Cet aigle royal a été soigné, par le docteur Jean-Louis Mary, dans une clinique vétérinaire privée. Cette clinique est une structure médicale référente de la LPO, la Ligue de Protection des Oiseaux. Le volatile avait eu les deux ailes brisées par des tirs de carabine. Il souffrait d'une fracture ouverte à l'une d'elle, causée par une volée de plombs. Une broche lui a été placée. L'oiseau a été tranféré à Bioux, dans un centre de convalescence de la LPO.
Source de l'information : France3 Provence-Alpes.
Documentation 

Ouvrage sur l'aigle

Il n'existait pas d'étude récente et complète, en langue française, sur ce rapace mythique. Cette monographie vient donc combler un vide. Elle se donne pour ambition d'informer un large public sur les exigences de l'espèce, d'en montrer l'étonnante puissance et la saisissante beauté, mais aussi sa fragilité face aux activités humaines.
L'ouvrage de Bernard Ricau et Vincent Decorde s'appuie sur l'étude détaillée des populations d'aigles royaux du Massif central : déclin et renaissance de l'espèce au cours du 20è siècle, la vie d'un couple d'aigles au fil des saisons et les actions de préservation...


Bernard Ricau et Vincent Decorde, Groupe Rapaces, 2009 : "L'Aigle royal, Biologie, histoire et conservation - Situation dans le Massif central" ; 320 pages couleur , Editions Biotope, Mèze;  35,50 € ttc | ISBN : 978-2-914817-37-0.
Cet ouvrage me semble la meilleure source de documentation disponible et financièrement très abordable. 
Pour soutenir l'espèce : Les droits d'auteurs seront intégralement reversés au Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de Millau et à la Réserve naturelle du Ranquas, sur le causse du Larzac.

Selon Jacques MERLIN, directeur du Parc national des Cévennes, l'ouvrage sur l'Aigle royal de Bernard RICAU et de Vincent DECORDE est une opportunité pour mieux faire comprendre la biologie et les exigences de cette espèce, la faire apprécier du plus grand nombre et contribuer a sa conservation. C'est pourquoi le Parc national des Cévennes salue et soutient cette édition de qualité, certainement la nouvelle référence sur l'espèce dans le Massif central.

Atlas des oiseaux nicheurs de Rhône-Alpes.

Atlas des oiseaux nicheurs de Rhône-Alpes

Christophe REBOUD, Gilbert COCHET , Cyrille DELIRY , Olivier IBORRA et al. (2003). Atlas des oiseaux nicheurs de Rhône-Alpes. Ed CORA . 336p.; Editeur : Cora (janvier 2003).

ISBN-10 : 2951183801.
ISBN-13 : 978-2951183803.
Plus de 750 observateurs ornithologues ont parcouru la région Rhône-Alpes, récoltant ainsi près de 380 000 données d’oiseaux pendant 3 ans, de 1995 à 1997. 509 mailles de 10 km ont été explorées, 228 espèces ont été signalées nicheuses et sont illustrées de 207 photos, dessins ou aquarelles. Chaque espèce est traitée dans une monographie, permettant d’avoir un aperçu aussi précis que possible de l’avifaune rhônalpine riche d’une biodiversité insoupçonnée.

Bibliographie

  • CUGNASSE, J.M. & AUSTRUY, J.C. (1986), L’Aigle royal dans le Massif Central. C.R. Cool. International “L’Aigle royal en Europe”, Maison de la nature, Briançon. 79-82 
  • GENSBOL, B. (2005), Guide des rapaces diurnes. Europe, Afrique du Nord et Moyen-Orient. Les Guides du Naturaliste Delachaux & Niestlé, Paris. 403 p. 
  • GOAR, J.L. & MASSE, M. (2006), Reproduction à moins de trois ans d’une femelle d’Aigle royal Aquila chrysaetos. Alauda 
  • NEBEL, D., DUQUESNE, A. &; JUIN, G. (1996), L’Aigle royal Aquila chrysaetos dans la réserve domaniale du Mont Vallier (Ariège, France) 1987-1995. Alauda 64: 179-186. 
  •  SVENSSON, Lars (1941-....) : " Le guide ornitho [Texte imprimé] : le guide le plus complet des oiseaux d'Europe, d'Afrique du Nord et du Moyen Orient : 900 espèces" / texte et cartes, Lars Svensson ; illustrations et légendes, Killian Mullarney et Dan Zetterström ; traduction de l'anglais, adaptation et supervision scientifique, Guilhem Lesaffre et Benoît Paepegaey. - Nouvelle édition ; Trad. de : "Fågelguiden, Europas och Medelhavsområdets fåglar i fält"; 1 vol. (446 p.) : ill. en noir et en coul., cartes ; 20 cm; Bibliogr. p. 427-428. Index; 2010, Paris : Delachaux et Niestlé. ISBN : 978-2-603-01695-4 (rel.), EAN : 9782603016954; 30 EUR
  •  WATSON, J. (1997), The Golden Eagle. Monographie. T & AD Poyser, London. 374 p.
 Pour plus d'informations:

Sur le web

Parc national des Cévennes :
6 bis place du Palais,
48400 Florac
Tél. :  04 66 49 53 01

LPO Rhône-Alpes :

Muséum national d'Histoire naturelle :
[Ed]. 2003-2012. Inventaire national du Patrimoine naturel, 
site Web : http://inpn.mnhn.fr

2 commentaires:

Andreï Karine a dit…

Bonjour,

Merci pour votre article.
La photo qui ressemble "bigrement" à celle de l'ouvrage est bien la mienne, prise au même moment en affut avec Mr Decorde, avec un aigle qui est resté environ 30min sur son reposoir. Le piqué est d'ailleurs bien digne d'un 70-300mm que j'avais à l'époque, et bien loin du téléobjectif à focale fixe de Mr Decorde...
Je n'ai pas l'habitude de voler les photos des autres ;)

Bien cordialement,
Karine Andreï

Jean de Volane a dit…

Merci Karine pour cette confirmation, connaissant votre travail, il me semblait bien que vous aviez travaillé en tandem avec une autre personne du groupe.